la puissance des rituels

Les enfants des autres

Vous sentez-vous responsable pour les enfants des autres? Fred, neuf ans, et son copain du même âge avaient eu l’idée de cuisiner une recette personnelle. Sur le comptoir transformé en champs de bataille, les flaques de lait dessinaient des sillons dans le sucre, et une fine couche de farine recouvrait le plancher. Le temps que Marilyn s’en rende compte, les deux garçons étaient déjà partis se rouler dans l’herbe. Marilyn n’a évidemment pas ramassé les vestiges de leur « créativité ». Non. Elle a (patiemment) attendu qu’ils refassent surface dans les alentours. Et là, elle ne les a pas lâchés d’une semelle (tout en respirant calmement) jusqu’à ce qu’ils aient tout rangé. Même traitement pour les deux garçons. Si tu avais entendu les cris de ma belle-sœur en entendant l’histoire ! me dit-elle. Et puis Fred qui veut que j’arrête de me prendre pour la mère de son copain ! Pourtant, mes responsabilités d’adulte sont les mêmes envers tous les enfants. Tu ne crois pas ?

Je ne sais pas ce que vous faites, vous autres, à propos des copains, mais moi, je suis d’accord avec Marilyn : quand j’aime ces enfants-là, je fais les mêmes interventions avec eux qu’avec mes enfants. Combien de fois leur ai-je demandé de ramasser leur manteau ? Combien de fois leur ai-je expliqué que le support à bottes n’était pas une sculpture d’art moderne, mais bien l’objet sur lequel on doit déposer nos bottes mouillées ! Je le fais encore aujourd’hui alors qu’ils sont dans la vingtaine.

Mais jusqu’où cela doit-il aller ?

Je suis de celles, voyez-vous, qui croient que les enfants concernent tout le monde. J’ai la conviction de partager avec vous tous, la responsabilité de ces enfants, de ce qui leur arrive et de ce qui ne leur arrive pas. Les grandes personnes sont responsables de soutenir et d’encadrer les enfants des autres comme les leurs, c’est aussi simple que ça. De la même façon que les forts sont responsables de soutenir les plus faibles.

Mais jusqu’où suis-je responsable ? Où se termine exactement l’espace parental et commence celui des « étrangers » ?

réprimander les enfants des autresJ’ai l’impression qu’on refuse souvent d’intervenir sur les enfants des autres parce qu’on ne tolérerait jamais que quelqu’un le fasse avec nos propres enfants. Sans doute parce qu’on perçoit chaque intervention comme un jugement de valeur sur la qualité de notre éducation parentale. Nous rendons-nous bien compte que c’est précisément cela qui nous isole tous et toutes ? Et tout seul, personne n’y arrive. Vous avez peur que d’autres aient des interventions inappropriées sur vos enfants ? Bien sûr, ça se peut, mais elles seront rares. En se refermant pour les éviter, on se prive aussi de toute la protection que fournit une communauté d’adultes attentifs et prêts à intervenir sur tous les enfants, y compris les enfants des autres.

À qui sont les enfants des autres ?

Quand des enfants sont chez moi, je ne suis pas seulement responsable d’eux moralement, je le suis devant la loi également. Et alors, chacun est soumis aux mêmes règles de vie et de sécurité. Je suis toujours l’adulte. Je suis celle qui fixe la norme à propos de ramasser ses vêtements, de parler poliment, de l’alcool, de la drogue, des sacres et de beaucoup d’autres choses. Peu m’importe que les amis de mes enfants puissent le faire autrement chez eux ; ici, ils respectent ma loi.

Aujourd’hui que les miens sont de jeunes adultes, c’est la même chose : je parle à leurs amis de la même façon que je parle à mes enfants. Quand je les vois revenir chez nous, je sais que c’est parce qu’ils s’y sentent bien. Et j’en suis heureuse. J’aime les enfants, les ados et les jeunes adultes. Tous ! Pas seulement les miens. Et je les aime assez pour ne pas renoncer à ma responsabilité envers eux. « les enfants des autres ».

Toutes les mères ordinaires

Fête des Mères, toutes les mères

En ce dimanche de la fête des Mères, il nous viendra sans doute des images de robe en coton et de bouquet de pissenlits. Des odeurs de lilas et de gâteau des anges. Peut-être des souvenirs de becs mouillés sur les joues et de souliers neufs.

Et pourtant, au milieu de toutes ces images imposées par une culture de performance, je ne peux pas m’empêcher de songer à Anousha qui va bientôt accoucher d’un neuvième enfant, malgré sa santé fragile et la situation financière précaire de la famille. Parce que dans sa religion, la contraception est interdite et les enfants sont toujours une bénédiction.

Je songe à Jennifer qui ne connaissait pas les signes de la déshydratation néo-natale et dont le bébé vient d’être hospitalisé. Elle passera finalement la fête des Mères dans une chambre aseptisée, dans l’angoisse et la culpabilité. Je songe à toutes les mamans qui ne savent pas quoi faire et qui finissent par faire au mieux, supportant les condamnations des étrangers.

Je songe à toutes les fois où j’ai moi-même ployé sous le fardeau du maternage et des décisions à prendre. Comment ma compassion ne pourrait-elle pas jaillir pour celles, nombreuses, qui portent parfois des chaussures trop grandes pour elles et marchent quand même, parce qu’il le faut !

Quand la vie d’un enfant repose entre nos mains, comment ne pas tomber à genoux ?

Fête des Mères, toutes les mères

Au matin de cette fête, je penserai à toutes les mères. Celles qui sont seules et celles qui sont en couple. Les adolescentes et celles très âgées qui ont tout donné et vivent aujourd’hui dans une chambre de CHSLD. Je pense aussi aux mères intoxiquées par leur dépendance à l’alcool, la drogue, le jeu, le sexe ou le travail. Et je songe à leurs enfants qui n’ont pas de mère à embrasser avant de s’endormir.

Je songerai à toutes ces cartes en papier construction, réalisées par de minuscules mains d’enfant; en ce jour de fête des Mères, j’aurai une pensée encore pour toutes celles qui ne pourront pas lire ces mots d’amour aux lettres inégales, tout simplement parce qu’elles ne savent pas lire. Personne ne saura, elles feront semblant. Comme pour tant d’autres choses. Du bout des doigts, commepour le braille, elles liront les mots d’amour en caressant les traits de crayons.

Ce matin-là, je penserai à toutes ces femmes que la maternité a frappées comme un éclair foudroie la promeneuse isolée. Tous ces bébés, atterris dans des bras étonnés. Toutes ces femmes qui ont dû abandonner leur bébé, de gré ou de force, et qui vivent toujours avec ce vide toujours silencieux dont elles seules connaissent la profondeur.

Fête des mères, toutes mères

Je penserai alors à toutes celles dont l’enfant a disparu et qui vivent depuis, dans l’attente cruelle d’un retour qui n’arrive pas. Comment se passe cette journée pour elles?

Bonnes mères, mauvaises mères?

Dimanche de la fête des Mères… Je m’imaginerai toutes les femmes incarcérées, en désintox ou hospitalisées et qui embrassent une photo avant de s’endormir. Je songe à ces femmesqui se battent. Pour elles-mêmes, pour leurs enfants. Forcées parfois de se battre juste pour rester en vie. Je songe aux mères dans les camps de réfugiés en Somalie, au Liban, en Jordanie, au Kenya et ailleurs. Aux mères de la guerre, soldates qui portent le fusil chaque jour ; et celles aussi qui n’ont plus de lait dans leurs seins affamés.

Je tournerai bien sûr mes pensées vers les mères assassinées par leur propre enfant. Et aussi vers celles qui ont mis fin à la vie de leurs petits. En cet instant, je penserai aussi aux mères dont les enfants ont volé, violé, frappé ; aux mères de meurtrier, qui porte un si lourd fardeau. Lourd et injuste.

À celles dont l’enfant est incarcéré, derrière des barreaux; mais également aux mères des hommes et des femmes emprisonnés dans la maladie mentale. À celles dont l’enfant est handicapé et qui s’inquiètent de ce qui lui arrivera, une fois qu’elles n’y seront plus.

Dans le grand cercle millénaire de la maternité, au-delà de tout ce qui nous sépare, sachez que je vous vois. Toutes, je vous reconnais. Je vous porte en moi.

Et en ce jour de fête des Mères, j’espère le meilleur pour chacune de nous.

abus sexuels : Petit bisou - France Paradis Formations

Prévention des abus sexuels : un petit bisou

À l’époque, je n’avais pas d’enfants et je croyais que la prévention des abus sexuels consistait à apprendre aux enfants à ne pas parler aux étrangers. Une de mes copines avait déjà deux enfants, que je trouvais mignons comme tout. Jonathan, le plus vieux, avait un petit visage tout rond, deux petites dents minuscules qui se frayaient un chemin sur le devant de sa bouche en cœur. Bref, on l’aurait dévoré tout cru ! Je voulais un petit bisou!

Je me souviens de m’être approchée de lui avec toute la douceur du monde afin d’obtenir un petit baiser. Aucune mauvaise intention. N’étais-je pas une adulte « sécuritaire » ?

En me voyant m’approcher, il a rentré la tête dans les épaules et détourné la tête. Surprise, j’ai fait un pas de plus vers lui et il a couru se réfugier dans les jambes de sa mère. Vous dire l’effet que ça m’a fait ! Je me suis sentie rejetée personnellement : ne méritais-je pas la confiance de ce petit ? Cet enfant n’était-il pas impoli ? Si on le laissait faire à 14 mois, de quoi serait-il capable à 14 ans ? Je ne réalisais pas que la seule façon d’apprendre à un enfant à se protéger des abus sexuel consistait à lui permettre d’exercer son droit de refus.

Ne pas donner de  » petit bisou  » ?

Je m’attendais à ce que sa mère le pousse vers moi en le rassurant. En insistant sur le fait qu’on ne fait pas ça. Mais elle n’a rien dit du tout et l’a gardé près d’elle en posant un bras protecteur autour de lui. Oh ! Comme mon égo a été froissé ! Insulté. J’ai songé que sa mère en faisait un enfant bien capricieux et mal élevé. Je n’ai pas songé que le respect du consentement s’apprend dès le plus jeune âge et que les bisous forcés sont peut-être le début de l’abus sexuel.

Mais pourquoi fallait-il que cet enfant m’embrasse ? Parce que je croyais à l’époque qu’un bon enfant obéit ; parce que je n’étais pas une menace et que même, j’avais été ben fine avec lui. Et puis, un petit bisou, qu’est-ce que c’est ? Rien du tout.

abus sexuels : un petit bisouMais dites-moi, qui songerait à forcer le baiser de n’importe qui d’autre ? Auriez-vous l’idée d’embrasser quelqu’un que vous ne voulez pas embrasser ? Si on vous retenait physiquement pour vous embrasser, vous le recevriez comme une marque de tendresse ou un abus sexuel?

Les enfants ont bien peu de pouvoir

Ils mangent ce qu’on leur donne, ils portent les vêtements qu’on leur procure, ils se font garder par les personnes que nous avons choisies. Il arrive un jour où ils commencent à exercer un peu de pouvoir et disent Non! Tout le monde connaît cette période difficile et tout le monde a hâte qu’elle se termine. Pourtant cette étape est cruciale : exprimer son désaccord ou son désarroi n’est pas un défaut, c’est une ressource personnelle très précieuse.

C’est durant cette période qu’ils apprendront à exercer leur libre arbitre et leur pouvoir de décision sur leur vie. Ne vaut-il pas mieux laisser passer quelques occasions où ils testeront leur pouvoir de consentement, apparemment sans raison, si cela leur permet d’acquérir la conviction qu’ils ont le droit de dire non à l’abus sexuel, peu importe son lien avec la personne?

Décider qu’on ne veut pas de petit bisou n’est pas un caprice

Ça ne veut pas dire que nous céderons à toutes leurs résistances ! Ça ne veut pas dire qu’on ne leur apprend pas la politesse. Mais il y a des décisions plus importantes que d’autres. Le pouvoir de décider qui me touche et quand est une mesure de protection cruciale dans la vie. En leur apprenant dès maintenant que la politesse consiste à se laisser toucher même quand on ne le veut pas, ne sommes-nous pas en train de leur apprendre que l’abus sexuel est permis quand les abuseurs sont de la famille? Alors il ne faut pas surprendre que la vaste majorité des abus sexuels soient commis par des proches.

Jusqu’à cet événement avec Jonathan, j’avais bien souvent retenu le visage d’un enfant entre mes mains pour obtenir le baiser qu’il me refusait. Je n’avais jamais songé que le baiser est un geste d’intimité bien différent de celui de refuser de manger ses brocolis. Et pendant que tout le monde rigole de voir une petite fille se tortiller entre les bras de grand-maman qui force son bisou, cette enfant est en train d’apprendre que les grandes personnes ont le droit de la forcer à une intimité qu’elle ne veut pas ; qu’elles ont le droit (et trouvent ça drôle !) de la toucher sans son consentement.

N’est-ce pas le début des abus sexuels ?

Les bisous consentis sont un cadeau…

Les petits bisous des enfants, exactement comme nos propres baisers, sont un cadeau précieux lorsqu’ils sont consentis librement et non pas forcés par les parents. Jonathan et sa mère m’ont donné une des plus grandes leçons de ma vie parentale : c’est tout petit que l’on apprend, ou pas, que notre corps nous appartient. Même si ça froisse grand-papa. Et que les amis trouvent nos enfants impolis de refuser. Ou encore si ça crée un malaise le jour de Noël. Il n’y a pas de petits abus sexuels. Il n’y a que des personnes en autorité qui forcent le contact physique avec quelqu’un de plus faible, sans son consentement explicit. C’est cela un abus sexuel.

Toutes les raisons sont bonnes pour refuser de donner un bisou. Peut-être que l’enfant est fatigué, peut-être qu’il trouve que grand-papa ne sent pas bon, peut-être qu’il fait un test. Peu importe. Chaque fois que je respecte le refus d’un enfant de m’embrasser, je lui permets d’apprendre que personne n’a le droit de le toucher s’il ne le veut pas. Chaque fois, il apprend à se faire confiance et à respecter ses limites. Est-ce que ce n’est pas le début de la prévention de l’abus sexuel?

Les petites filles et les petits garçons à qui on apprend cela, deviennent des ados puis des adultes qui sont capables d’exercer leur pouvoir sur leur corps, au lieu de se laisser toucher par politesse ou par obligation.

 

 

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Un TDAH ? Quelle chance!

Pour comprendre ce que vit un enfant TDAH dans notre système scolaire, imaginez un enfant « voyant » dans une école d’enfants « non-voyants ». Chaque jour il se lève pour ouvrir les rideaux qui cachent la lumière, et ça dérange toute la classe. Il se plaint sans cesse qu’il n’y a pas assez de lumière vers la fin de la journée et qu’il n’y a pas de craies pour le tableau dont il est le seul à vouloir utiliser! Et toute la classe est interrompue dans son travail à chaque fois.

Alors on fait venir les parents pour leur dire à quel point il dérange et que malgré tous les efforts déployés par le personnel, cet enfant semble incapable de fonctionner normalement. Du même souffle, on vous annonce qu’on a mis le doigt sur le problème : c’est sa vision! Elle le distrait complètement de son travail en classe. Ce n’est vraiment pas de chance pour lui, et ce n’est pas de sa faute évidemment! Mais les parents de cet enfant n’ont pas à s’en faire, nous avons une solution extrêmement efficace : bandons-lui les yeux en permanence!

C’est ce qu’on essaye de faire avec les enfants qui vivent avec le TDAH. Ça s’appelle du culturocentrisme : on analyse la situation des enfants TDAH avec nos propres référents d’adultes non TDAH; on envisage leurs différences comme un problème et on impose des solutions qui correspondent à notre réalité.

Les enfants qui vivent avec le TDAH sont victimes du culturocentrisme systémique des milieux de l’éducation. Vous connaissez déjà tous les problèmes de ces enfants, leurs difficultés à fonctionner et les solutions boiteuses que nous leur offrons. Voici ce qu’on saurait d’eux s’ils n’étaient pas forcés de vivre huit heures par jour dans un système d’aveugles…

Un TDAH, quelle chance!

TDAH - Formations France ParadisL’énergie des enfants TDAH est fabuleuse! Ils semblent avoir accès à une source profonde où l’action et l’activité physique génèrent de l’énergie au lieu de la faire baisser. C’est ce qui explique leur grande capacité d’entraînement, leur facilité dans différents sports et leur endurance physique. Ça donne des athlètes de haut niveau comme Magic Johnson, sans doute le plus grand joueur de basketball de tous les temps. Ou Michael Phelps, le sportif le plus titré et le plus médaillé de l’histoire des Jeux olympiques, avec 18 médailles d’or, 2 d’argent et 2 de bronze sur trois olympiades (2004, 2008 et 2012). Ou Terry Bradshaw, quart arrière des Steelers de Pittsburgh,  qui remporta quatre Super Bowls (IX, X, XIII et XIV), en plus de ramasser le titre du meilleur joueur du match les deux dernières fois.

Ces enfants ont la chance d’avoir une pensée divergente, grâce à leur manque d’inhibition physique et mentale. Ça veut dire que là où tous les autres s’enlisent dans les manières de faire, empruntées par tout le monde, eux gambadent dans les chemins de traverse. Au lieu d’être limitée par la logique, leur pensée jaillit dans tous les sens et c’est comme ça qu’ils trouvent des solutions à des problèmes sur lesquels tous les autres se cassent le nez. Si la résolution de problème était un escalier, on les verrait glisser sur la rampe en criant de bonheur! Ça donne des scientifiques et des chercheurs comme Albert Einstein, Pasteur et Nicholas Tesla.

Des idées qui changent le monde!

En plus d’avoir de la facilité à jongler avec plusieurs idées en même temps, ces enfants sont perméables aux nouvelles idées. Leur talent naturel à envisager et traiter l’information de manière tout à fait originale. Cela en fait des penseurs et des communicateurs capables de changer la culture de leur époque, comme Socrate ou Janette Bertrand. Ça leur donne le cran d’essayer des manières nouvelles, d’avancer avec enthousiasme là où personne ne va.

Comme David Neeleman, par exemple, fondateur de Jet Blue, une compagnie aérienne qui a révolutionné le marché des voyages. Ou encore Sir Richard Branson, créateur de Virgin, le téléphone portable qui a obligé tout le marché des cellulaires à s’ajuster. C’est avec ce genre de qualités que l’on fait les héros : ceux qui s’avancent quand tout le monde est paralysé. Quand ils laissent leur grande sensibilité influencer toutes ces capacités, ça donne des créateurs (TDAH) immenses ! Tels que Leonard de Vinci, Steven Spielberg, John Lennon, Mozart, Virginia Wolf, Daniel Pennac.

Une pensée créative

Toutes ces personnes ont également une grande facilité à penser de façon créative. Ainsi donc, elles manifestent également un plus grand intérêt pour la fabrication d’idées. Elles ont à leur actif une plus grande quantité de réalisations créatives concrètes! Comme les frères Wright (premier avion).  Sans parler de Thomas Edison, plus de 10 000 brevets d’invention déposés, dont celui de l’ampoule électrique. Benjamin Franklin, inventeur du paratonnerre et du poêle à combustion lente. Henry Ford, première automobile. Alexander Graham Bell, inventeur de nombreux appareils, dont le téléphone.

Leur prodigieuse spontanéité en fait des amis souvent rigolos. Avec eux, on ne s’ennuie jamais!

Pardon? Vous n’avez pas de TDAH? (Ah zut! La vie est injuste)

Même pas juste un petit TDA sans hyperactivité?

Bon, écoutez… On est tous différents… On ne choisit pas d’en être privé. Rappelez-vous que vous avez quand même de la valeur… Et puis, malgré tout, on a vu des personnes comme vous avoir une vie vraiment passionnante!

🙂

parents amoureux - France Paradis Formations

Comment rester amoureux après les enfants

Ne connaissons-nous pas tous un couple d’amoureux qui s’est lentement transformé en papa et maman? Personne ne semble savoir comment c’est arrivé, pas même eux. Le glissement a été si subtil que personne n’a rien vu. Nous oublions si souvent que le cœur de la famille, ce ne sont pas les enfants, mais bien le couple. C’est parce que ces deux personnes sont tombées amoureuses que les enfants sont là. Trop d’entre nous avons tout misé sur les enfants et oublié de rester amoureux. Laissant se diluer lentement cet attachement si particulier, jusqu’à devenir de bon coloc dans le meilleur des cas ; des ennemis, dans le pire.

C’est d’abord en croyant que notre famille reposait sur nos enfants que nous avons bousillé le liant fondamental de la famille : un couple amoureux. Une famille demeure intacte dans la mesure où son cœur est fort. Et son cœur, c’est ce couple profondément épris, devenu parents.

C’était quand la dernière fois où vous avez rêvé tout haut avec votre partenaire ? C’était quand le dernier clin d’œil salace ? À quand remontent vos dernières quarante-huit heures passées sans les enfants ? Et sans (presque) parler d’eux ? Dans quel état est votre amour

Oui, le lien amoureux prend toute sorte de formes avec le temps. La passion finit toujours par céder devant l’engagement profond. Les épreuves traversées ensemble le transforment encore en quelque chose de très vaste et ce qui nous lie alors s’appelle encore l’amour et ne nous nourrit comme rien d’autre dans la vie. Non, même pas celui de nos enfants. À condition d’avoir pris soin de cet amour-là, dans toutes ses fluctuations.

parents amoureux, conférences France ParadisCombien de fois par mois tassons-nous tout le reste, juste pour retrouver notre amour et rester amoureux ?

Les enfants sont un incroyable raz-de-marée dans la vie d’un couple. Les imprévus se succèdent à une vitesse folle, je sais. On ne dira jamais assez comme il faut d’attention pour arriver à nourrir l’amour amoureux au milieu de l’amour parental. Et pourtant, il faut tenir. Il le faut. Nous verrons surgir sans arrêt des choses « dont il faut s’occuper ». Mais les enfants ont besoin de parents amoureux parce que c’est ce qui garde leur famille vivante.

Si on veut continuer d’être amoureux quand les enfants seront partis…

Il y aura bien des jours de maladie et de fièvre où nous serons là pour les enfants. Bien des parties de hockey ou de soccer ; bien des concerts de fin d’année. Mais si le sentiment amoureux avec notre partenaire s’évapore, la raison même de cette famille s’évapore aussi. Combien de temps peut tenir une famille coupée de sa source ? Les enfants sont tirés de l’éternité par deux personnes amoureuses. Défendez cet amour de l’envahissement total. Battez-vous pour lui ! Les temps du couple sont sacrés. À un moment donné, c’est ça « dont il faut s’occuper », rester amoureux.

Collez-vous ! Tenez-vous les mains en vous parlant de vos rêves. Sortez les enfants de votre espace et de votre conversation pendant que vous replongez dans ce qui vous a tant ému en lui, en elle. Faites les fous ensemble, juste vous deux.

Prenez soin de ce sentiment tellement précieux qu’il a créé une famille.

S’il vous plaît. Nos enfants en ont tant besoin…

Pâques, espérance, fête

Pâques, plus que du chocolat

Au matin de Pâques, j’irai réveiller mes enfants à 4 h du matin. Je le fais depuis plus de vingt ans. Nous aurons préparé des thermos de chocolat et de café, des noix, des fruits et des croissants que nous apporterons dans un sac à dos. Ce réveil au cœur de la nuit nous rappellera la nuit de Noël, avec un peu de la même fébrilité. On s’habillera chaudement et, avec nos lampes frontales qui éclaireront la nuit, nous grimperons la montagne. Une longue ascension lente et difficile. Chaque fois, je suis étonnée de notre silence recueilli. Et pourtant il s’agit bien de cela: Pâques, plus que du chocolat.

Arrivés au sommet, nous trouvons un petit coin tranquille pour attendre le lever du soleil, en nous réchauffant les mains autour de la tasse de chocolat. Quand le soleil jaillit de l’horizon, le silence s’installe de lui-même, sans doute à cause de la splendeur du spectacle ; et dans ce silence, je chante pour rendre grâce de l’espérance que porte chaque lever de soleil.

Pâques est une grande fête d’espérance !

Ne la réduisez pas à la fête du chocolat !

Pâques, fête d’une espérance millénaire, universelle et profonde. Dans toutes les grandes religions, cette période est celle de la célébration de l’espoir et de sa puissance de transformation.

La terre qui semblait morte et immobile se réchauffe et fait jaillir les pousses vertes du recommencement de la vie. La lumière du jour revient, brillante, éclatante. On le ressent même dans notre corps, enfin libéré des vêtements chauds et épais ; voici que ce corps retrouve l’air libre et la chaleur du soleil.

Pâques , pâques, plus que du chocolatTout le sens de Pâques est dans cette incroyable résurrection de la vie et de la nature : tout ce que nous avions cru mort revient à la vie.

J’ai toujours retrouvé le sens de Pâques dans les récits de vies transformées. Je songe à tous ceux et celles qui ont arrêté la cocaïne, l’héroïne, l’alcool et toutes les autres dépendances qui étaient en train de les mener à la mort. Tous ceux et celles qui ont connu un trauma et l’ont transcendé, dépassé.

Pâques, plus que du chocolat

Je pense à tous nos soldats revenus de mission en choc post-traumatique et qui réussissent à recoller les morceaux de leur humanité. Les victimes d’accidents de la route gravement blessées qui traversent le long désert de la réadaptation ; les personnes atteintes de cancer et qui jouissent d’une rémission après une lutte aride. C’est cela le sens de Pâques. Je songe aussi à tous les parents d’enfants différents qui attendaient un autre genre d’enfant et qui ne le changeraient pour rien au monde aujourd’hui.

Tous les ressuscités… Vous tous et toutes qui êtes passés par la prison et avez aujourd’hui une vie fructueuse. Vous tous qui avez perdu un être aimé, cru que votre vie était finie et qui avez de nouveau tourné votre visage vers la lumière. Enfin vous qui avez connu l’enfer de la dépression et de la maladie mentale, qui avez vu votre être intime tenu pour mort dans ce dédale et qui avez retrouvé la sortie du labyrinthe. Merci d’être là pour me rappeler l’espérance. Vous êtes tous et toutes des témoignages vivants de la fête de Pâques.

Qui peut dire vraiment ce qui fait jaillir le crocus de terre à cette période de l’année exactement ? Et s’enchaîner les saisons ? Mystère sacré.

Que faisons-nous de l’espérance?

Au lieu de lire des histoires de lapin aux touts petits cette année, lisez-leur Le vilain petit canard dans sa version longue ; elle raconte la transformation douloureuse des humains pour, un jour, trouver leur place dans le monde. Racontez-leur l’espérance des hommes et des femmes devant l’adversité, la peur et l’oppression depuis que le monde est monde. À vos ados, vos jeunes adultes et pour vous aussi, plongez dans la vie d’Helen Keller, Harvey Milk et Martin Luther King ; Malalaï Joya, Nelson Mandela, Aung San Suu Kii et Gandhi.

Comme ça, on se rappellera tous et toutes que Pâques est bien plus que du chocolat.

 

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