fermez la télé et allez jouer dehors

Fermez la télé et allez jouer dehors !

Vous savez déjà ce qu’il faut faire : fermez la télé et allez jouer dehors ! Ça ne sert à rien que je vous parle de votre santé : vous savez déjà que vous êtes en train de mourir à force de ne pas bouger. On vous le répète depuis de nombreuses années : maladies cardiaques, diabètes, dépression, obésité, haute pression, etc. Avant de faire des jus dans votre super mélangeur et de concocter des collations en forme d’étoile, ouvrez la porte et sortez.

Fermez la télé

93 % des enfants canadiens de 5 à 11 ans ne font même pas 60 minutes d’activité physique par jour, selon le minimum établi par la directive canadienne de la  Société canadienne de physiologie de l’exercice. Pour les 12 à 17 ans, ça passe à 96 %. C’est dramatique !

On sait maintenant que l’activité physique chez les enfants améliore leur rendement scolaire, leurs habiletés sociales, leurs fonctions cognitives, leur santé mentale et leur conduite psychosociale.

  • Le temps passé devant l’ordinateur a des répercussions négatives sur le poids, l’humeur et le comportement des enfants.
  • Moins ils regardent la télé, mieux ils dorment (particulièrement les ados), et meilleurs sont leurs résultats scolaires.
  • Plus les enfants passent de temps devant les jeux vidéos, moins ils sont aptes à maîtriser leur comportement agressif.

fermez la télé

Vous voulez améliorer tous les aspects de la vie de toute la famille?

Alors, fermez la télé et allez jouer dehors avec vos enfants. Si vous n’en avez pas, ramassez ceux de votre sœur, de votre voisin ou de votre meilleur ami. Jouez au hockey dans votre rue, grimpez aux arbres ; mettez vos patins à roues alignées ; sortez votre vieille raquette et allez taper des balles sur le mur de la petite école avec vos enfants.

Vous n’êtes pas encore partis jouer dehors?

En mars 2012, Nicole Martins et Barbara J. Wilson, chercheuses américaines, dévoilaient les résultats d’une recherche (1) sur le nombre de scènes d’intimidation diffusées dans les 50 émissions préférées des enfants de 2 à 11 ans.

  • Neuf émissions sur 10 contenaient des scènes d’agressions dites « sociales » : commérages (gossip), moqueries, insultes, diffamation.
  • En moyenne 14 scènes à l’heure, donc une toutes les quatre minutes.
  • Huit fois sur 10, les agressions « sociales » sont verbales et destinées à ridiculiser ou miner l’estime de soi des victimes.
  • Les agresseurs sont rarement punis et les scènes font rire.

Les auteures de l’étude concluent que ce type d’agressions vues à la télé présente plus de risque d’imitation et de transmission que les agressions physiques.

Nous savons que lorsque le comportement agressif ou un comportement antisocial est présenté pour être drôle, il augmente la probabilité que les enfants l’imitent. Les moins de huit ans sont tout simplement incapables de faire le lien entre l’action agressive et ses conséquences pour la victime, incapables de saisir l’aspect moral de la scène. Qu’est-ce que vous diriez de fermez la télé et d’aller jouer dehors ?allez jouer dehors

Allez jouer dehors !

Surtout, ne prenez pas de résolutions pour toute l’année. Ne décidez pas que vous jouerez dehors tous les jours ! Non, juste aujourd’hui, ramassez les enfants qui traînent et allez jouer au soccer avec eux. À la balle molle. Au volley-ball. Grimper la montagne, faire du kayak, courir, promener le chien même ! Et comme les AA, refaite ça seulement un jour à la fois !

Allez jouer dehors avec vos enfants.

C’est urgent.

Et c’est l’été !


(1) Martins, Nicole ; Wilson, Barbara, Mean on the Screen: Social Aggression in Programs Popular With Children,  J. Journal of Communication. Dec 2012, Vol. 62 Issue 6.

 

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Diagnostic en santé mentale infantile: une tragédie sans spectateurs

Le diagnostic en santé mentale infantile est au centre de tout le système de soins et de services offerts à la population. N’importe quel parent d’enfant à besoin particulier vous le dira : pas de diagnostic, pas de service. L’idée de départ était bien sûr de s’assurer que les enfants et les adultes souffrants de troubles mentaux reçoivent de bons soins qui correspondent à leurs difficultés réelles. Sauf que, depuis, la bonne idée a dérapé et le système ne fait que se faire fonctionner lui-même, perdant de vue les personnes et leurs besoins en santé mentale.

La majorité des experts qui décident de ce qu’est une maladie mentale
ont des liens  financiers directs avec les compagnies pharmaceutiques.
Une business parmaceutique

Pour bien comprendre la tragédie qu’est devenue la psychiatrie, et la pédopsychiatrie en particulier, il faut se rappeler que le diagnostic joue un rôle crucial en santé mentale infantile. D’abord à l’égard de la prescription des médicaments et ensuite de leur remboursement par la RAMQ. Les remboursements de médicaments sont en effet autorisés selon une liste de diagnostics auxquels correspondent des médicaments « reconnus ». Sans doute est-il pertinent ici de se rappeler que 69 % des 141 médecins experts qui ont révisé le DSM-5 en 2013, répartis en 13 panels d’expertise, ont des liens étroits et financiers avec les pharmaceutiques.

Et la situation est bien pire pour deux champs d’expertise en particulier, et pour lesquels la pharmacologie est la première ligne de traitement : 83 % des panellistes du champ des troubles de l’humeur ont des liens directs avec les compagnies pharmaceutiques qui fabriquent spécifiquement les médicaments utilisés pour les traiter ; et c’est 100 % pour les membres du panel qui ont travaillé sur la section touchant les troubles du sommeil.

diagnostic en santé mentale infantile, formation parentFaut-il voir un lien entre cette situation et le fait que, chez les garçons de 6 à 24 ans, les deux médicaments d’ordonnance les plus consommés au Canada soient les psychostimulants pour le trouble du déficit de l’attention avec hyperactivité (TDAH) et les antidépresseurs ? (3) Le nombre de diagnostics de dépression infantile augmente en flèche dans une société. Peut-être est-il temps de se demander s’il n’y aurait pas quelque chose dans l’angle mort du système qui l’expliquerait.

Les parents, combattants sans armes

Pendant ce temps, les parents et les familles se taisent et se laissent piétiner, se réjouissant des quelques miettes de soins et de services qu’elles réussissent à obtenir. Elles se taisent par peur des représailles (un agenda plein est si vite arrivé !), peur de perdre le peu qu’elles ont. Les parents sont absolument sans pouvoir devant le système de soins de santé mentale infantile. Leurs compétences ignorées au mieux et méprisées le plus souvent. Quand un parent s’énerve un peu trop et s’interroge sur le diagnostic ou le traitement, il n’en est que plus méprisé et, souvent, menacé subtilement de voir les services en santé mentale être retirés s’il ne « collabore » pas mieux.

On établit le diagnostic en santé mentale infantile, le plus souvent avec le manuel diagnostique DSM-5. Ce diagnostic est également déterminant dans les décisions prises par rapport à la scolarisation d’un enfant. Déterminant également pour les services qui lui seront offerts ainsi qu’à ses parents. Combien de parents se promènent d’une salle d’attente à l’autre pour obtenir un diagnosticen santé mentale infantile! Ils cherchent parce que l’enfant a besoin de support à l’école, par exemple, mais que l’école est dans l’impossibilité de lui en fournir. Tout simplement parce que, là aussi, les services sont octroyés en fonction d’une liste de diagnostics qui y correspondent.

Diagnostic en santé mentale infantile, pas très scientifiques

Particulièrement en santé mentale infantile, on établira un diagnostic par élimination. C’est ce qu’on appelle un diagnostic différentiel. En théorie, le processus qui mène à un diagnostic pour un enfant prend beaucoup de temps, en général 3 à 5 heures d’observation/entrevues (y compris avec des tiers, par exemple les parents, l’enseignante, l’éducatrice) auxquelles on ajoute des évaluations psychométriques, des tests. Toutes ces démarches devraient permettre de différencier la pathologie la plus importante (primaire) de d’autres qui sont apparues et qui y sont liées, mais qui ne sont pas le problème de santé mentale le plus important. Parfois, ces manifestations secondaires et comorbidités peuvent faire plus de « bruit » que le reste et c’est précisément pour cela qu’il faut bien prendre son temps pour les distinguer les unes des autres. Sauf que dans la pratique, « on n’a pas le temps ». Alors on coupe les coins ronds.

France Paradis formationsOn établira une liste de diagnostics possibles et on les rayera un par un, non pas en accumulant les informations contextuelles, sociales ou familiales, mais en appliquant un traitement et en observant l’effet du traitement sur la santé mentale de l’enfant. Si le traitement fonctionne, on conclura qu’il s’agissait bien de ce « trouble ». Sinon, on passe à l’option suivante sur la liste.

Médicamenter avant le diagnostic

Dans certains cas, on s’appuiera sur des tests, mais leurs résultats serviront essentiellement à raccourcir la liste de départ. Est-ce que ce fonctionnement nous apparaîtrait acceptable dans une autre discipline… disons, la cardiologie ? Ok, on n’a pas le temps d’investiguer ma bonne dame! Alors on va tout de suite essayer quelque chose et voir ce que ça donne. Pourquoi on ne le remet même pas en question en santé mentale infantile?

Et on continue de prétendre que les observations des parents sont trop subjectives pour être vraiment valides. Bien sûr, la pédopsychiatrie est « scientifique », elle. (!)

C’est aussi la classification diagnostique du DSM-5 qui fait office de référence pour les recherches en santé mentale, y compris en santé mentale infantile. Ce sont les compagnies pharmaceutiques qui financent les recherches pour développer des médicaments en santé mentale. Or, leur but est quand même de faire des profits. Elles ne vont pas développer des médicaments pour lesquels il n’y a pas de « marché ».  C’est-à-dire pas de diagnostic. Le nombre d’enfants souffrant de dépression au Québec grimpe en flèche. Ne serait-il pas pertinent de se demander si cela n’a pas un lien avec le développement de marchés? Quand plus du trois quarts des professionnels qui rédigent le manuel diagnostique ont des liens financiers avec ces pharmaceutiques, la question m’apparaît pertinente.

Il existe une autre classification des troubles en santé mentale. Elle est beaucoup moins utilisée ici, mais offre des nuances qui rendent tout le processus diagnostic beaucoup plus prudent. Il s’agit du CIM-10 (version 2016 en anglais seulement) qui est utilisé par l’Organisation mondiale de la santé. Vraiment intéressant de voir les différences entre les deux !

En 2013, l’ancien directeur du National Institute of Mental Health, Thomas R. Insel, en appelait sur  son blogue à la communauté scientifique pour trouver de meilleures façons d’envisager les problèmes de santé mentale, et leurs diagnostics. Selon lui, «les patients souffrant de troubles mentaux méritent mieux».

Difficile de ne pas être d’accord, surtout en ce qui concerne le diagnostic en santé mentale infantile.


(3) Source : Marie-Claude Bourdon, in ActualitésUQAM, « Les psys sont-ils-devenus fous ? » avril 2016.

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Diagnostic en santé mentale infantile: comment arrive-t-il ?

Laetitia et Pierre, comme tant d’autres parents, attendent avec angoisse l’aboutissement ultime du parcours héroïque de l’évaluation en santé mentale infantile de leur enfant : le diagnostic en santé mentale.

 

Le parcours héroïque

Après avoir puisé dans les replis de leurs ressources personnelles pour supporter les délais, les listes d’attentes, les reports et les changements d’intervenants ; et ensuite s’être pliés, eux-mêmes et leur enfant, à des tests toujours plus nombreux qu’il faudra refaire, éventuellement, parce qu’un professionnel considérera que ces informations-ci sont « trop vieilles ».

Après avoir manqué plus de quarante jours de travail dans les trois dernières années ; et encore avoir jonglé, les yeux grands ouverts dans le noir, avec toutes les éventualités de tous les diagnostics en santé mentale infantile possibles au moment où le sommeil aurait dû venir les délivrer de l’épuisante angoisse ; après des années de ce régime, ils croient que le pédopsychiatre leur dira, enfin, « ce qu’il a ».

Ils veulent croire que ce médecin spécialiste le sait, comme l’orthopédiste peut savoir de quelle fracture il s’agit ou qu’un ORL peut évaluer l’angle que présentent les trompes d’Eustache dans l’oreille interne. Mais ce n’est pas le cas.

 

Une souffrance réelle, mais des diagnostics en santé mentale plutôt flous

Il n’existe aucun « marqueur biologique » susceptible de permettre un diagnostic en psychiatrie ou même d’aider à l’établir. Le diagnostic en santé mentale est entièrement clinique, c’est-à-dire qu’il repose sur des entretiens et des tests plus ou moins formalisés. Mais en aucune façon sur des examens complémentaires radiologiques ou biologiques. Le TDAH, par exemple, qui est de plus en plus contesté comme «maladie» ne repose sur aucune cause biologique ou neurologique identifiable. Même si le DSM-5, (5ième édition du Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders) la « bible des psychiatres », le nomme « trouble neurodéveloppemental », on ne connaît AUCUN marqueur neurologique qui puisse être utilisé pour déterminer un tel diagnostic. Il repose plutôt sur une série d’observations qui déterminent la « fonctionnalité » de la personne. Critère assez fragile puisqu’il repose sur la tolérance de l’entourage et de la société en général.

Le DSM est l’ouvrage produit par l’APA (American Psychological Association) et utilisé par la majorité des médecins psychiatres et l’ensemble des intervenants et intervenantes en santé mentale pour poser un diagnostic en santé mentale. Il s’agit d’une classification des maladies mentales qui en détermine les signes et symptômes. D’une certaine manière, c’est cette classification qui détermine la normalité et la pathologie dans notre société, précisément parce qu’elle est le point d’appui de la majorité des expertises psychiatriques. Quand on ajoute un « désordre » ou un « syndrôme » dans le DSM, on déplace un peu la ligne du normal et des milliers de personnes se retrouvent avec une maladie mentale parce qu’elle est maintenant décrite et nommée dans le DSM.

diagnostic en santé mentale infantileLa « crise de bacon » est dorénavant un diagnostic en santé mentale infantile

Par exemple, dans le dernier DSM-5, on trouve maintenant le trouble de dérégulation dit d’« humeur explosive ». Celui-ci s’appliquera aux enfants de 6 à 18 ans; présentant une irritabilité persistante et des épisodes fréquents de manque de contrôle du comportement. L’APA soutient que ce nouveau diagnostic vise à réduire le surdiagnostic et le traitement du trouble bipolaire chez les enfants. Il n’en demeure pas moins qu’en définitive, de nombreux enfants porteront dorénavant les stigmates d’un diagnostic en

santé mentale infantile; et seront l’objet de traitements pharmacologiques.

 

Diagnostic de TDAH

Autre exemple, le DSM-5 a abaissé le seuil d’entrée du début des troubles pour le déficit de l’attention avec hyperactivité. C’est-à-dire que plus d’enfants pourront recevoir ce diagnostic. L’enfant devait avoir manifesté certains comportements avant l’âge de 7 ans; dorénavant il pourra être diagnostiqué TDAH s’il les a manifestés avant l’âge de 12 ans. Il est évident que des milliers d’enfants supplémentaires, qui auront manifesté ces comportement seulement après 7 ans, recevront dorénavant ce diagnostic. Avant ce changement, nous aurions examiner d’autres avenues. Et suûrement d’autres façon de les aider.

Même chose pour le début des manifestations d’entrée du trouble d’anxiété généralisé : il est passé de six mois à trois mois. Et hop ! Encore quelques milliers d’enfants et d’adultes qui viennent de passer directement dans la boîte des problèmes de santé mentale. Même chose pour le deuil qui se transformera en dépression six on a de la peine pendant plus de trois mois.

L’impact des diagnostics

Or, les diagnostics ont un impact réel et énorme sur notre société. Ils influencent sérieusement la prescription des médicaments et leur remboursement. Ils déterminent également un arrêt de travail ou un retour au travail ; d’un plaidoyer de non-responsabilité à l’égard d’un crime ou d’une condamnation. C’est encore leur incidence qui détermine dans une large mesure les recherches qui seront faites (et financées). Pourquoi l’autisme rafle toutes les subventions de recherche depuis quelques années ? Parce que le nombre d’enfants diagnostiqués s’est multiplié par 20 !

santé mentale infantileTous ces diagnostics jouent également un rôle crucial dans la détermination des services. Également dans leur disponibilité, leur financement et même des programmes de formation universitaire. Je ne suis pas en train de dire qu’il faudrait moins de services et de recherches en autisme. Je suis en train de dire que ces décisions sont prises pour de mauvaises raisons; et sur des bases mercantiles plus que questionnables.

 

La santé mentale est culturelle

Il faut se rappeler qu’il est impossible d’établir une définition objective de la norme en santé mentale ; cette norme varie d’un contexte à l’autre, d’une culture à l’autre, d’une société à une autre. L’anormalité est donc quelque chose de grandement culturel ! Le seuil à partir duquel on considère qu’un comportement n’est pas normal dépend du consensus social. Et cette norme ne cesse de se rétrécir. La centaine de diagnostics possibles inscrits dans lepremier DSM a grimpé à 400 avec DSM 5. Croyez-vous vraiment que c’est parce que nos modes de dépistage sont plus efficaces ?

Cette multiplications des diagnostics parle davantage de notre rapport à la souffrance psychologique. Ce qui était considéré comme des réactions normales aux accidents de la vie font maintenant l’objet d’un diagnostic.  On prend dorénavant en charge médicalement la colère, la profonde douleur, le désespoir. Et ils font l’objet d’un traitement, leplus souvent pharmacologique. Rupture, chagrin d’amour, perte d’emploi, deuil, ces événements normaux deviennent des diagnostics. Nous sommes engagés dans la voie d’une médicalisation excessive des émotions et comportements humains. Pourtant, nous ne nous préoccupons pas des facteurs sociaux qui rendent ces événements de plus en plus souffrants.

 

Être dans la norme est-il un signe de santé?

Allen Frances, ancien professeur de psychiatrie à la Duke University, également connu pour avoir supervisé l’équipe de rédaction de la précédente édition du DSM (DSM-IV), se confiait en ces termes à ses confrères de Medscape « Le DSM‑V transforme le deuil en trouble dépressif majeur, les colères en trouble de dérégulation dit d’humeur explosive, les pertes de mémoire du grand âge en trouble neurocognitif léger, l’inquiétude de la maladie en troubles de symptômes somatiques, la gourmandise en hyperphagie boulimique, et n’importe qui souhaitant obtenir un stimulant pour un usage récréatif ou pour améliorer ses performances pourra faire valoir qu’il souffre d’un trouble du déficit de l’attention. »  N’a-t-on pas remplacé des explications d’ordre moral et social par des explications de type scientifique ? 

Il est urgent de développer d’autres modes d’évaluation et diagnostic en santé mentale. Parce qu’il me semble évident que nous nous dirigeons allègrement vers «Le meilleur des mondes» de Huxley où chacun de nous prendra une petite pilule de bonheur, après que nous aurons fait disparaître tous ceux qui refusaient d’être heureux comme tout le monde…

 

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