Ikigai : le sens de la vie

Ikigai est un mot et un concept japonais. En japonais, le mot « retraite » n’existe pas parce que l’idée de travailler puis, un jour, d’arrêter est totalement absente de leur culture. À la place, les Japonais s’intéressent au sens de la vie (purpose), sans s’attacher à la forme que ça prend. Le fond (sens de ma vie) importe bien davantage que sa forme (le genre de travail que je fais). De toute façon, mes activités peuvent changer au fil des années, mais pas ma voie du sens qui mène à mon épanouissement. Ainsi, je fais le travail que je fais parce qu’il est mon ikigai, et non l’inverse. C’est le sens de ma vie qui me mène à ce travail. Rafraîchissant, non ?

 

Trouver le sens de la vie

On instruit chaque enfant japonais de la quête personnelle qu’il doit impérativement mener afin de trouver son propre ikigai. Ce mot signifie à la fois «raison d’être», mais en même temps «joie de vivre», «dignité», «utilité ». C’est un art de vivre sur lequel repose le mode de vie des anciens d’Okinawa, au Japon ; le lieu dans le monde où se trouvent le plus de centenaires, tous dotés d’une grande vitalité ! Apparemment, on vit plus vieux quand on a trouvé le sens de la vie; de la nôtre en tout cas.

 

Où se trouve notre ikigai

Notre ikigai, c’est donc ce qui nous fait nous lever le matin, intrinsèquement. Quand on l’a trouvé, on a trouvé notre X. Il nous apporte à la fois un grand sentiment de satisfaction et donne son sens à notre vie. L’ikigai se révèle à la fois par une activité et une façon de vivre dans laquelle la personne trouve son plein épanouissement. Inutile de dire que sa révélation exige une recherche longue et profonde de soi-même. On est loin de la nécessité de trouver son « orientation professionnelle » avant 16 ans comme on l’impose aux enfants d’Amérique du Nord !! Le sens de la vie ne se trouve pas dans des tests psychométriques…

ikigai, le sens de la viePour que notre cerveau d’Occidentaux puisse approcher un tout petit peu le concept très oriental d’ikigai, un inconnu a traduit son concept en une image que nous sommes capables de comprendre. Malgré mes recherches, je n’en ai pas retrouvé la source.

Chacun et chacune a un ikigai caché.
Je vous souhaite de trouver le vôtre.

attendre la guimauve

Faire attendre les enfants : le test de la guimauve

Le test de la guimauve a été réalisée pour la première fois en 1970 à l’université de Stanford, par l’équipe du psychologue Walter Mischel. Il s’agissait de faire attendre les enfants et de voir ce qui se passerait. Dans une pièce sans rien pour les distraire, ces enfants recevaient une guimauve dans une assiette. Ils pouvaient parfaitement choisir de la manger tout de suite. Mais, ajoutait l’instructeur, si tu n’as pas mangé la guimauve quand je reviendrai, je t’en apporterai une deuxième. Ces enfants devaient attendre 15 minutes le retour de l’instructeur. Sur 600 enfants ayant participé à l’expérimentation initiale, une minorité a mangé la guimauve tout de suite. Mais le tiers des enfants a tenu pendant quinze minutes et obtenu une deuxième guimauve… qu’ils ont dévorées!

Je me demande combien d’enfants occidentaux seraient capables d’attendre les quinze minutes de nos jours. Je me demande surtout combien de parents seraient capables de tolérer de faire attendre ses enfants pendant ce test de la guimauve…

Amusez-vous à regarder une vidéo de cette expérience de la guimauve.

Faire attendre les enfants : ce que ça rapporte

Dans un suivi des mêmes enfants 15 ans plus tard, les chercheurs ont fait des observations. Ils se sont rendu compte que ceux qui avaient été bons à retarder la gratification, et attendre pour obtenir la deuxième guimauve, avaient mieux tourné. Ils avaient obtenu des scores plus élevés aux examens d’entrée des universités que leurs homologues du test de la guimauve. Les enfants peu patients étaient plus susceptibles d’avoir des problèmes de comportement; tant à l’école qu’à la maison. En outre, les plus patients étaient beaucoup moins nombreux à abandonner leurs études. Ils avaient des revenus sensiblement plus élevés que les plus impulsifs. Ces derniers ont d’ailleurs développé plus de problèmes d’alcool et de drogues. Faire attendre les enfants, c’est une façon de leur donner de la force devant les difficultés plus tard.

faire attendre les enfants, test de la guimauveTest de la guimauve : il ne s’agit pas seulement de patience.

Il s’agit de surmonter l’impulsivité afin d’être capable de renoncer à un bénéfice immédiat, pour en obtenir davantage plus tard. C’est de cela qu’il est question quand un jeune doit décider s’il fait son travail de français… ou joue à Minecraft. C’est la même chose quand c’est l’heure des exercices de guitare. Même chose pour celui ou celle qui a à choisir entre mettre de l’argent de côté pour son projet personnel;  ou le dépenser tout de suite pour un truc qu’il vient de voir. Ils seront plus forts et prendront de meilleures décisions s’ils ont appris à repousser le moment de la satisfaction.

Pour y arriver, nous devrons être celui ou celle qui accepte de faire attendre les enfants. Celui ou celle qui reçoit la crise de frustration et qui tient bon malgré tout. Refaire et refaire le test de la guimauve, d’une certaine façon. Sommes-nous capables de supporter cela? Si oui, nous aurons plus tard la formidable satisfaction d’en avoir fait des adultes forts.

C’est l’avent qui commence la semaine prochaine. La période idéale pour réfléchir à l’attente et à la force qu’elle donne à ceux et celles qui la pratiquent. Y compris les parents!

Select Your Style

Slider Ken Burns Mode

Pre Define Colors

Custom Colors

Layout