Ce qu'un enfant de 4 ans devrait savoir

Ce qu’un enfant de 4 ans devrait savoir

Je n’ai pas pu m’empêcher d’écouter la conversation de mes voisines, dans un petit café, l’autre jour. Le petit de l’une d’entre elles entre à la maternelle l’automne prochain. Cette mère demandait à ses copines ce qu’un enfant de 4 ans avant son entrée à l’école.  Pour ne pas prendre de retard . Les copines en questions, pleines de bonne volonté, empilaient les impératifs les uns après les autres : tenir ses ciseaux, découper un cercle, mettre son manteau tout seul. Un enfant de 4 ans devrait savoir tenir un crayon, écrire son nom (pas vraiment obligatoire, mais comme ça il aura de l’avance!). Elles ont continuer comme ça pendant presque dix minutes. La jeune mère prenait des notes, de plus en plus anxieuse face à cette interminable liste. Je la comprends tellement. Il faudrait que quelqu’un lui dise qu’il n’y a aucun prérequis pour entrer à la maternelle. Aucun.

Peut-être qu’au lieu de nous inquiéter de la performance scolaire des enfants de 4 ans à la maternelle, nous pourrions choisir d’honorer pleinement leur enfance. Voici quelques idées sur le sujet.

Ce qu’un enfant de 4 ans devrait savoir

[perfectpullquote align= »full » cite= » » link= » » color= » » class= » » size= » »] ♥ Il devrait savoir qu’il est aimé totalement et de manière inconditionnelle, tout le temps.

♥ Il devrait d’abord savoir qu’il est en sécurité; qu’il peut faire confiance à son instinct à propos des personnes qui l’approchent. Et qu’il n’est jamais obligé de faire quelque chose qui lui semble mal, peu importe qui le lui demande.

♥ Un enfant de 4 ans devrait savoir comment rire, faire le cave, être irresponsable et utiliser son imagination.

♥ Il devrait même savoir que c’est parfait de peindre le ciel en orange et de mettre 6 pattes aux chats. Il devrait savoir qu’il est sensationnel, intéressant, créateur.

À 4 ans, il devrait savoir!

♥ À 4 ans, il devrait savoir qu’il est bien mieux de passer la journée dehors à faire de la soupe au pissenlit, des châteaux de boue et des maisons de fées plutôt que de s’entraîner à lire et à compter.

♥ Il devrait certainement savoir que ce n’est vraiment pas grave de se salir; de pétrir du pain en mettant de la farine partout; d’échapper la boîte de paillettes même si ça s’éparpille et qu’on en retrouve encore trois jours plus tard.

♥ Un enfant de 4 ans devrait aussi savoir, sans l’ombre d’un doute, que ses parents sont enthousiastes à l’idée de faire un concours de roulades avec lui; de lire la même histoire pour la vingtième fois ou d’entendre le récit de leur journée. [/perfectpullquote]

4 ans, à 4 ans, il devrait savoirSa futur réussite scolaire

Peut-être que le meilleur indicateur de sa future réussite scolaire n’est pas celui qu’on croit. Et si c’était le nombre de fois où ses parents auront arrêté vraiment pour admirer avec lui cette incroyable libellule. Rappelons-nous qu’être le plus intelligent ou le plus talentueux n’a jamais eu un quelconque lien avec être le plus heureux. Ni à 4 ans ni à 54.


Alicia Bayer est une Américaine hors normes. Elle habite le fin fond rural du Minnesota, où elle a scolarisé ses cinq enfants à la maison, Cet article m’a été inspiré par son blogue A Magical Childhood.

 

leçon de vie de baseball

Leçon de baseball : les compétences sociales sont essentielles

Qu’est-ce que le baseball peut nous apprendre à propos des compétences sociales? Theo Epstein est devenu président de l’équipe de baseball des Cubs de Chicago en 2011, alors que l’équipe croupissait dans les bas-fonds de la ligue depuis des décennies. L’année suivante, il part à la recherche de jeunes joueurs pour rebâtir l’équipe et recherche bien sûr d’excellentes habiletés physiques, mais ce qui le distingue de tous les autres présidents d’équipe de baseball, c’est qu’il accordera autant de valeurs aux habiletés sociales qu’aux capacités physiques de ses recrues.  Dans une interview  qu’il accordait l’an dernier au New York Times, il expliquait qu’il a pris tout son temps pour « Choisir des personnes plutôt que des capacités physiques.»

[perfectpullquote align= »full » cite= » » link= » » color= » » class= » » size= » »]J’ai demandé à mes recruteurs de fournir, pour chaque recrue, trois exemples de la manière dont ce joueur fait face à l’adversité sur le terrain de baseball et trois autres exemples à l’extérieur du terrain, dans sa vraie vie. Parce que le baseball est construit sur les échecs. Le meilleur des frappeurs échoue 7 fois sur 10. – Theo Epstein[/perfectpullquote]

Ce sont donc les compétences sociales qui l’intéressaient. En 2015, l’équipe accède à la finale du championnat, pour la première fois en 45 ans. L’année suivante, elle remportait le championnat pour la première fois en 108 ans! De l’avis de tous les analystes, ce sont les critères de recrutement utilisé par Epstein qui ont fait la différence.  Que recherchait-il chez ses joueurs? La capacité de se relever après un échec et de continuer de donner le meilleur de lui-même dans l’adversité.

Ces habiletés font partie de ce qu’on appelle le savoir-être (soft skills) ou compétences sociales, et sont déterminantes pour l’avenir et le développement d’un enfant. À peu près tous les chercheurs s’entendent pour désigner ces habiletés de base ainsi :

    • la confiance en soi (une perception positive de soi),
    • la résilience (en particulier la capacité de faire face au stress et à l’échec) et
  • la communication (en particulier l’élément d’empathie dans les relations interpersonnelles).

De nombreuses recherches, tant en finances, qu’en sociologie et en psychologie, ont fait la démonstration que ces quatre habiletés des compétences sociales jouent un rôle déterminant dans le maintien de la paix dans les communautés, la productivité des entreprises, le parcours professionnel des personnes et, bien sûr, dans le sentiment de bonheur et de satisfaction de leur vie, chez tous les humains. Les mêmes résultats ont été trouvés dans toutes les cultures! Pas surprenant que le président du club de baseball de Chicago recherché ces habiletés chez ses recrues. On se demande pourquoi elles ne sont pas au cœur de tout le cursus scolaire, de la maternelle à l’université.

compétences sociales

Quand les enfants et les ados possèdent de solides habiletés en communication et dans leurs relations interpersonnelles, cela améliore la qualité de leurs relations avec tout le monde. Ça augmente la collaboration avec leurs pairs et les adultes et leur désir d’apprendre. Ça facilite l’adaptation aux changements et leur engagement auprès de la famille et de l’école. En résumé, en améliorant leurs compétences sociales, ils améliorent toutes leurs relations avec les autres. La bonne nouvelle, c’est que le climat que ce savoir-être crée est contagieux! Ces jeunes deviennent donc des modèles et des inspirations pour leurs pairs.

Comment s’apprennent les compétences sociales

Disons tout de suite qu’il ne s’agit pas de capacités cognitives. Tout le monde peut les développer. Elles ne relèvent pas de l’intelligence ni de la capacité de réfléchir. Elle tiennent plutôt à une façon de voir le monde et les autres.

Comment avez-vous réagi et qu’avez-vous dit à votre enfant, la dernière fois qu’il a échoué? Ou perdu un match? Nos réactions peuvent leur apprendre à rejeter la faute sur l’arbitre ou le prof… ou bien leur apprendre à faire face à la défait en assumant sa part de responsabilité et en y apprenant quelque chose.

Lors d’une dispute, nous pouvons demander à un enfant de nous dire ce que ressent ou vit l’autre enfant, à son avis. En le guidant bien pour lui permettre de vraiment se mettre à la place de l’autre, nous l’aidons alors à développer de l’empathie. Ce qui améliore ses habiletés relationnelles. En l’aidant à reformuler ses phrases à la lumière de ce qu’il vient de découvrir, nous lui apprenons des habiletés de communications empreintes d’empathie.

Des compétences sociales à Noël

Avec Noël qui arrive, ce serait une bonne occasion d’inviter l’enfant à offrir au moins au cadeau et à l’aider à choisir ce cadeau en se demandant ce que la personne choie aime, ce dont elle a besoin, ce qu’elle apprécierait. Dans différentes situations, on peut aider les enfants et les ados à chercher honnêtement ce que l’autre peut ressentir, penser; essayer d’anticiper des besoins et des réactions des autres. Il n’est pas question d’en faire des obsédés du bonheur des autres; il s’agit de développer leur empathie et c’est comme ça qu’on la développe : en se demandant régulièrement ce que peut bien ressentir l’autre.

Ce genre d’invitation sera déstabilisant pour les enfants et les jeunes habitués à mettre de l’avant leur intelligence et leurs résultats.  Sans doute sera-t-il utile, comme parents, enseignants ou éducateur, de se rappeler comment on installe la motivation et la confiance en soi chez les enfants. Et en profiter pour tenter de l’acquérir!

Terrain de pratique pour les ados

Avec nos ados, on peut installer une manière de jeu quand ils auront des demandes à formuler. Invitons-les à rassembler eux-mêmes les contre-arguments à leur demande. Proposons-leur d’envisager à l’avance le point de vue de leurs parents. C’est-à-dire leurs inquiétudes, leurs limites, financières ou autres, les besoins de leurs frères et sœurs, etc.  Examiner sa propre demande dans la perspective de ses parents aide un jeune à comprendre les différences d’opinion et de points de vue, et lui apprendre à tenir compte du point de vue des autres.

Cette compréhension va naturellement (et avec notre aide) l’amener sur les sentiers de la recherche de compromis ou même de consensus, plutôt que de se camper dans ses positions. Mais je vous préviens : vous ne pourrez plus jamais leur opposer une fin de non-recevoir sans discussion. Les jeunes qui développent cette habileté relationnelle considèrent le point de vue de l’autre devant une divergence d’opinions. Ils recherchent le compromis et nous obligent à développer nous aussi cette habileté. À la fin, c’est toujours nous qui décidons. Mais vous serez probablement surpris des décisions que vous prendrez…

Toutes ces compétences sociales de base demandent de la pratique. Plus on a l’occasion de les cultiver, plus on les affine. Pour ça, les parents et les éducateurs doivent être prêts à laisser plus de liberté à la créativité des enfants. Aussi, multiplier les occasions d’explorer des idées nouvelles. Ça veut dire explorer des choses qui peuvent nous déranger ou nous paraître sans valeur.

Bref, si nous ne nous y mettons pas nous-mêmes, on ne pourra pas aider nos enfants à les acquérir.

Compétences sociales : des clés pour le marché du travail

Le Pew Research Center mène chaque année des entrevues auprès de 5006 adultes américains au sujet du marché de l’emploi. En 2016, 85 % des répondants, employeurs ou employés, ont parlé des compétences sociales. « La capacité de travailler avec d’autres personnes qui ont une expérience de vie différente de la leur est l’habileté clé sur le marché du travail ». Il s’agit exactement des quatre habiletés de base dont nous parlons.

94 % d’employeurs considèrent que les  compétences sociales sont plus importantes que les résultats académiques d’un·e candidat·e. Mais près du deux tiers de ces employeurs déclarent que les jeunes qu’ils reçoivent en entrevue ne les ont pas.

Alors, on s’y met?

Sommes-nous solubles dans la comparaison

Maudite comparaison avec les autres !

La comparaison avec les autres parents fait chaque jour de nombreuses victimes. La belle Élise m’appelle en pleurant l’autre jour. À table, sa fille de 4 ans gigote parfois, mais au souper d’hier, elle a passé les bornes en se mettant debout sur sa chaise. Élise a pogné les nerfs et monté le ton sérieusement, jusqu’à crier. Elle me raconte tout ça et s’emballe dans son récit en alignant toutes les raisons qui font qu’elle n’est pas une bonne mère.  Je suis certaine qu’au même moment, des centaines de milliers de mères en arrivaient à la même conclusion pour elles-mêmes partout en Occident. Mais c’est quoi, son critère d’évaluation? Qu’est-ce qu’elle regarde ? Avec quoi fait-elle la comparaison avec les autres pour arriver à la conclusion qu’elle n’est pas un bon parent?

On se compare. Et je ne vous dirai pas d’arrêter de le faire, parce que ce serait vraiment inutile. Ce genre d’exhortation appartient à la même famille que « N’abandonnez jamais » et « Ayez confiance en vous! » Ça fait de belles phrases, mais ça n’aide personne. Alors, partons du principe que nous nous adonnons tous et toutes à la comparaison. Peut-être, alors, devrions-nous choisir soigneusement avec qui nous nous comparons et sur quels critères.

Les jours où j’ai raté ma vie

Il y a bien des jours où je trouve que j’ai raté ma vie. Ça vous surprend? Ces jours-là, je trouve que beaucoup d’autres ont mieux réussi leur vie : Marie-Ève Paradis, par exemple (aucun lien familial avec moi) qui vient de recevoir un diplôme d’honneur de la Faculté des Arts et Sciences de l’Université de Montréal pour sa contribution à la société, et dont le magazine Planète F est en nomination dans trois catégories pour les Canadian Online Publishing Awards. Wow! Voilà une femme qui rayonne vraiment! Ces jours-là, je me dis que si j’étais vraiment intéressante et pertinente, je recevrais moi aussi un diplôme d’honneur d’une université. Mais je n’en reçois pas et c’est bien la preuve que je ne suis pas aussi brillante qu’elle. Non?

Je vous raconte ça parce que je sais que nous avons toutes des journées qui ressemblent à ça, de temps en temps. Peut-être même en avons-nous souvent. Et ça ne sert vraiment à rien de se dire qu’il ne faut pas se comparer. Cette phrase creuse ne fait qu’enterrer un peu plus la nappe phréatique de déception et de honte qui creuse des tunnels dans notre identité. Comment en sortir, voilà la vraie question.

comparaison avec les autres

Comment sortir de la comparaison avec les autres

Sur quels critères je procède à la comparaison avec les autres?  Marie-Ève et moi n’avons pas du tout le même parcours, mais je crois que nous avons toutes les deux le même objectif : améliorer le monde. Je travaille aussi fort qu’elle. Je suis probablement aussi capable qu’elle. Alors pourquoi aucune université ne m’offre de diplôme à moi? Quand je sombre dans la comparaison avec elle, c’est parce que mon critère est celui de la reconnaissance publique, du rayonnement public, qui est une sorte d’idéal que nous portons collectivement. Dans notre culture, la reconnaissance publique est valorisée démesurément et personne n’échappe à son influence. Mais est-ce bien raisonnable d’évaluer ma vie et mon travail en fonction de ce seul critère de comparaison? Est-ce que le rayonnement public et le nombre de personnes atteintes sont garants de l’amélioration du monde que je porte en moi comme objectif?

Se comparer à la perfection?

Quand Élise fait la comparaison avec les autres, elle aussi utilise la reconnaissance des autres comme critère d’évaluation de sa qualité de mère. Elle lit la surprise dans le regard des invités à table quand elle pogne les nerfs après sa fille de quatre ans. Et alors, comme une vague immense, lui viennent à l’esprit toutes ces images de mères parfaites et d’enfants calmes qu’on trouve dans les livres, les réseaux sociaux et la télévision; toutes les recommandations qu’elle a lues dans les milliers de livres et d’articles, depuis la naissance de sa fille, et qui exigent que nous soyons calmes avec nos enfants.

Son critère de comparaison avec les autres se trouve dans le regard des autres par rapport à un idéal de mère que nous portons collectivement. Notre culture associe les enfants parfaitement sages et contrôlés à un parentage parfait. Dans ces conditions, qui pourrait gagner dans la comparaison?

Qu’est-ce qu’Élise veut vraiment, au fond d’elle-même, dans sa vie de mère? Elle veut que sa fille devienne une femme debout et libre, forte et équilibrée. Voilà ce qui l’habite : que sa fille puisse se déployer pleinement comme femme. Croyons-nous vraiment que la réaction de surprise des invités puisse être un critère d’évaluation de son parcours vers l’éducation d’une femme pleinement déployée? Non.

Pour nous comparer, ne devrions-nous pas plutôt examiner nos actions à la lumière de ce qui nous habite et par rapport à notre point de départ?

La comparaison avec soi-même

La comparaison qu’Élise ne peut pas s’empêcher de faire devrait s’exercer avec elle-même. Suis-je aujourd’hui une meilleure mère que je l’étais il y a 4 ans? Est-ce que j’ai appris? Quand je me retourne, est-ce que je peux constater que j’avance sur le chemin que je veux suivre? Quand je regarde la jeune Élise de 20 ans, ou même celle de l’année passée, est-ce que je peux dire qu’elle a grandi, appris, avancé?  Est-ce que je porte toujours en moi le plus important? Si oui, alors tous les détours auront été utiles; toutes les « erreurs », de précieux enseignements; tous les réenlignements, des pavés qui solidifient la route que je trace pour ce qui m’importe le plus. Dans toutes ces questions, Élise trouvera une évaluation plus juste de sa compétence parentale.Maudite comparaison

C’est avec moi-même qu’il m’est utile de me comparer. C’est même la seule comparaison possible. Les critères de réussite que notre culture valorise ne sont jamais enracinés dans la vie humaine. Ils sont des repères proposés en dehors de tout contexte. Or, rien n’existe en dehors de notre contexte. Nos repères sont faits de notre histoire, de nos liens, de la réalité de notre vie quotidienne. Ces critères n’ont aucun lien avec ce qu’il y a de vivant en nous et appelle le meilleur de nous.

Quand je me retourne

Quand je me retourne, je vois bien que j’ai avancé sur le sentier de l’amélioration du monde. Je crois que j’ai fait du bien à plusieurs personnes. Et ce n’est pas leur nombre qui détermine mon succès. C’est le simple fait d’avoir été fidèle à mon appel, fidèle à ce qui a le plus de sens pour moi. Ce n’est pas le nombre d’abonnés ou de « j’aime » sur mes textes qui importe vraiment. Quand je regarde la jeune France de 20 ans, je la vois qui se décroche le cou pour poser les yeux sur la géante que je suis devenue pour elle. Je la vois pleine d’admiration pour moi, devant le chemin parcouru et tout ce que j’ai appris; pour ma fidélité au précieux qui m’habitait déjà à cette époque. Voilà les véritables critères de succès.

Tout ce que ça change

Mon regard sur le succès des autres change également quand j’entre dans cet espace où j’honore en moi le chemin parcouru comme seul critère d’évaluation. Dans cet espace où je me compare à moi-même, je suis enfin capable de me réjouir pour Marie-Ève. Je suis même fière d’elle! Fière de son impact sur notre société. Ce diplôme d’honneur que l’Université de Montréal accorde à Marie-Ève Paradis est l’occasion de me rappeler qu’elle et moi marchons sur le même sentier, fait de moments magiques où nous avons l’impression de faire une différence et de moments de profond désespoir de ne jamais y arriver.

C’est la même chose pour toutes les Élises de ce monde. Dans cet espace où nous honorons notre propre croissance, les autres mères cessent d’être meilleures ou pires que nous. Nous cessons de les utiliser pour nous trouver nous-mêmes meilleures ou pires. À la place, nous réalisons pleinement que nous ne sommes plus seules sur ce difficile chemin de la parentalité. C’est la seule façon de trouver nos alliées.

Et ça change tout.

 

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