3 repères de résilience pour surmonter les crises

Qu’est-ce qui nous permet de surmonter les crises? Les données de recherche nous offrent trois repères de résilience en temps de crise.

L’action

On sait aujourd’hui que se mettre en action est un moyen naturel de sécréter des endorphines et de la sérotonine, les hormones qui apaisent et font reculer l’angoisse. Se mettre en action, ce peut être bouger au sens littéral du terme : courir, marcher, jouer au basket dans l’entrée de voiture, jardiner, danser dans son salon ou sur son balcon.

Les repères de résilience qui apparaissent dans l’action sont ceux qui nous permettent de nous pousser vers l’avant. Peut-être aviez-vous le projet de refaire votre terrasse? Fabriquer une table avec le bois qui traîne dans votre cour; se mettre au quilting en démarrant une courtepointe; apprendre la guitare ou la batterie, enfin!

 surmonter les crises

Développer un projet, même tout petit, nous permet de nous prolonger dans l’avenir. Et c’est cela la résilience. Les projets nous mettent en action et appellent notre enthousiasme. Ils devraient nous mettre en action à la fois physiquement et psychologiquement. Au moment où le niveau d’enthousiasme diminuera, ce sera le moment de faire appel à la discipline dont nous sommes capables. Parfois, la discipline est stimulée quand on se rappelle pourquoi on s’est lancé dans ce projet. Dans tous les cas, se mettre en action permet de surmonter les crises.

L’affection, un des repères de résilience

Ne nous laissons pas arrêter par la distanciation. Il y a d’autres moyens de manifester notre affection : écrire des lettres, envoyer des courriels, créer de courtes vidéos qu’on envoie par les réseaux sociaux. Organiser des jeux à distance, comme des chasses au trésor, des montages photo, des concours de chants, etc.

Il y a autant de façon de manifester l’affection qu’il y a d’humain·es sur la terre! Jeunes ou vieux, petits ou grands, ce n’est pas la forme qui compte le plus, c’est le message. La manifestation de notre affection aide tout le monde à surmonter les crises, nous-mêmes et ceux qui la reçoivent.

Pour en entendre un peu plus sur les façons de se manifester de l’affection, allez écouter ce balado!

La réflexion

La réflexion, c’est le retour à soi; à ce qu’on ressent, ce qu’on croit. La réflexion dont nous parlons est celle qui cherchera et trouvera, nous l’espérons, du sens aux événements. C’est le dernier des repères de résilience, mais pas le moins important.

Cette plongée en nous-mêmes peut bien sûr utiliser les voies de la spiritualité ou de la religion, si c’est une pratique qui fait déjà partie de votre vie. La méditation est une autre façon d’entrer en soi-même pour surmonter la crise. Il existe de nombreuses techniques. Vous trouverez certainement celle qui vous convient.

la méditation est un des repères de résilience

Cette réflexion peut prendre toutes sortes de formes. Un journal intime dans lequel on fait le récit au jour le jour de l’aventure; un club de lecture d’oeuvres de fiction ou d’essais, par exemple. Commencer vous-même un récit de fiction. Utilisez des thèmes portés par la crise est une autre façon de nourrir une réflexion profonde par d’autres voies. Chercher les points communs avec d’autres périodes de notre vie pourrait aussi être une façon de réfléchir. Expliquer les choses aux enfants et répondre à leurs questions est une autre façon de réfléchir au sens des choses.

Ces trois repères de résilience sont utiles dans n’importe quelle crise, qu’elle soit collective comme celle de la covid-19 de 2020 ou personnelle comme un deuil ou une séparation. Ces trois voies nous permettent de nous tourner vers l’avenir. C’est cela la résilience. Il s’agit de garder vivantes et actives les ressources intérieures qui permettent aux humains de surmonter les difficultés.

À lire: une entrevue récente de Boris Cyrulnik au webzine WeDemain du 26 mars 2020.