Parents anxieux : 8 choses qui aident

Recommandation aux parents : trois choses qui les rendent inutiles!
3 février 2019
8 moyens d'aider les parents anxieux

L’anxiété parentale est une condition qui rend la vie difficile, c’est vrai. On a parfois l’impression de courir un sprint, mais seulement à l’intérieur de nous-mêmes. Cependant, les parents anxieux peuvent développer de tout petits gestes qui améliorent la vie.

Avez-vous le sentiment d’être épuisés sans qu’il ne se soit apparemment rien passé de visible ? Votre ventre se serre-t-il souvent à propos d’une liste sans fin d’inquiétudes ?
Pour un parent, cela peut sérieusement altérer sa joie d’avoir des enfants et son lien avec eux. Si c’est votre cas, vous n’êtes pas la/le seule ! Voici 8 petits gestes qu’on peut faire chaque jour et qui aident à diminuer l’anxiété. Peut-être que certains vous paraîtront ridicules… Ok. Essayez-les quand même. Parce que le plus important quand on est un parent anxieux, ce n’est pas d’éviter le ridicule, n’est-ce pas ? Et puis, qu’avez-vous à perdre ?

1. Lorsque les parents anxieux se réveillent le matin

Leur esprit commence instantannément à faire et refaire sans cesse la liste de choses à faire: partir une brassée de lavage, le dentiste qu’il faut appeler, qui va reconduire les enfants se matin, j’ai oublié de sortir les poubelles, etc. Dans ce cas, respirez à fond. Portez votre attention sur le moment. En utilisant vos cinq sens, identifiez ce qui se passe autour de vous : quels sons entendez-vous tout près et au loin, quelle lumière y a-t-il dans votre chambre ? Y a-t-il des rais de lumière qui s’échappent des lattes du store ? Utilisez vos sens les uns après les autres.

Et la texture des draps, comment est-elle ? Froide, douce, légère, lourde ? Quelles portions de votre peau sont couvertes et celles non couvertes ? Quelles différences y a-t-il sur le plan des sensations pour ces différentes portions de votre corps ? Vous voyez le genre. Faites-en un rituel de quelques minutes. Cela peut vraiment aider à atténuer l’obsession et dissiper le sentiment d’angoisse que les parents anxieux expérimentent au réveil.

2. Cherchez ce qui vous fait rire facilement
Faire rire les parents anxieux

… en visitant une page Web amusante sur Facebook ou une bande dessinée qui vous fait rire. Il y a même des applications que vous pouvez télécharger pour vous amuser. L’idée est de rire et ainsi, de sortir de notre tête. Quand l’anxiété veut pointer son nez, rire fait rapidement baisser la tension. En présence des enfants, on peut même leur demander de participer en nous faisant un concours de grimaces ou encore en leur lançant le défi de nous faire rire. Ça m’étonnerait que vous ne riiez pas ! De cette façon, c’est votre anxiété parentale qui vous permet de passer du bon temps avec vos enfants!



3. Plongez dans des souvenirs heureux.

Choisissez trois ou quatre souvenirs qui vous font sourire rien qu’en y pensant. Les miens sont une journée de glissade avec mon aîné qui avait 5 ans ; une journée de voile formidable avec mes amis et les heures qui ont suivi la naissance de Raphaëlle, si paisibles et suspendues dans le temps. Il s’agit ensuite de « rentrer » dans chacun de ces souvenirs le plus profondément possible afin de s’immerger dans le sentiment de bonheur. Repasser ensuite le scénario de ces souvenirs dans les détails pour y consacrer au moins trois minutes. Ça marche vraiment bien parce que le cortisol présent chez les parents anxieux ne peut pas être sécrété en même temps que la dopamine, l’ocytocine et la sérotonine que sécrète notre cerveau quand nous sommes plongés dans un souvenir heureux.

souvenirs heureux pour parents anxieux


4. Effectuez une tâche à la foi
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N’essayez pas de remporter le championnat du multitâche. Faire plusieurs choses en même temps n’est pas la marque d’une intelligence supérieure ! Cela ne fera qu’aggraver votre anxiété. L’image du parent pieuvre qui plie du linge tout en préparant le souper et en prenant rendez-vous chez le dentiste pour les enfants, c’est du folklore. Remarquez bien que ceux et celles qui mènent trois tâches à la fois ne sont pas vraiment plus productifs, ils sont le plus souvent, simplement plus agités que la moyenne. Et de toute façon, la recherche nous apprend que la plupart d’entre nous n’y arrivent pas !

Une seule chose à la fois devrait être le mantra de tous les parents anxieux.



5. Utilisez l’énergie de votre anxiété.
 


On sait tous que faire semblant que nous ne sommes pas anxieux ne diminue pas du tout l’anxiété, au contraire, cela l’aggrave. Cependant, cette anxiété, c’est aussi une grande quantité d’énergie déployée et donc, qui peut être disponible pour autre chose que s’inquiéter. Faites une courte liste d’activités qui doivent être faites et demande de l’énergie (laver le plancher de la cuisine, passer la tondeuse, ramasser les feuilles mortes, etc.) et dès que vous sentirez monter la prochaine vague d’anxiété, allez vers une de ces tâches. Ainsi, on fait quelque chose de constructif tout en détournant l’énergie.



6. Si l’anxiété vous fait manger quand vous n’avez pas faim

Il vaut mieux traîner dans votre sac ou dans vos poches une collation saine : pomme, carottes, craquelins de sésames. Dans de nombreux cas, les parents anxieux attraperont la première chose à portée de main ; autant en garder une proche qui soit saine. Les pommes, les carottes et les craquelins sont excellents, car ils donnent à votre bouche quelque chose de croustillant à croquer tout en apportant des fibres et des vitamines à votre corps.



7. Bougez!

Cela peut être quelque chose d’aussi simple qu’une promenade dans votre quartier ou 20 minutes de danse dans votre salon. Vous n’êtes pas obligé de vous abonner à un gym. La recherche est formelle là-dessus, l’activité régulière, de moyenne à intense, fait diminuer l’anxiété. Vous croyez que vous n’avez pas le temps ? Jouer avec vos enfants ! Des jeux physiques comme le chamaillage, le hockey de rue, le basket, la danse, une bataille d’oreiller. Comme ça vous faites d’une pierre deux coups : vous diminuez votre anxiété parentale et vous passez du temps de grande qualité avec vos enfants !



8. N’ayez pas honte de votre anxiété.


La différence entre la honte et la culpabilité, c’est que la culpabilité nous fait regretter des actions alors que la honte nous fait regretter ce que nous sommes. La honte n’améliore jamais rien, mais elle empire à peu près n’importe quelle situation. Y compris l’anxiété. Accepter tout ce que vous êtes fait diminuer de façon significative le niveau d’anxiété parentale. C’est difficile d’accepter ? Oui, je sais. Ce qui m’aide, c’est de me souvenir que je veux enseigner à mes enfants à aimer ce qu’ils sont et se trouver formidable. Ce ne sont pas les compliments qui leur apprennent cela ! La seule façon, c’est de m’aimer moi-même avec tout ce que je suis ; les parties lisses et les parties pleines de bosses. C’est tout cela qui me rend formidable ! Honorez tout ce que vous êtes ; ça fait des enfants vraiment forts.

Le rétablissement se transmet aux enfants

Oui, c’est difficile de vivre avec l’anxiété. Nos conditions parentales peuvent faire augmenter ou diminuer notre niveau d’anxiété. Mais rappelons-nous que nous ne sommes pas entièrement soumis aux conditions extérieures, loin de là ! Passez à l’action et essayez quelques-unes de ces suggestions et voyez ce qui vous aide. Et rappelez-vous que, malgré les apparences, il n’y a pas de parents parfaits.

Vous êtes beaucoup plus que votre anxiété. Et vous n’êtes pas juste des parents anxieux. Vous êtes des parents généreux, drôles, soutenants, aimants, intéressés, alouette. Ne réduisez pas votre personne à cette caractéristique ; plus on laisse de place à l’anxiété, plus elle en prend. Vous savez déjà que l’anxiété, comme beaucoup d’autres conditions en santé mentale, se transmet facilement aux enfants. Mais on oublie souvent de dire que l’attitude et les gestes qui diminuent l’anxiété se transmettent aussi facilement !

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